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Monuments
Le Temple A notre connaissance, la première mention écrite de l'église de Saint-Aubin-le-lac date de 1176.
Boyve, dans ses Annales, remonte à 1083, date à laquelle l'évêque de Bâle, Burckard de Neuchâtel, frère du comte Rodolphe de Fenis, fonde "l'abbaye de Saint-Aubin, comme aussi le couvent de Sainte-Marie-Madeleine, qui eut des filles pénitentes". Il y a là vraisemblablement une erreur de lieu. Il s'agirait de Saint-Alban aux portes de Bâle. Boyve n'indique pas ses sources. Cela laisse entendre que l'église de Saint-Aubin existait avant 1176, peut-être avant l'an mille. Pour mémoire, le prieuré de Bevaix fut fondé en 988 par un Rodolphe qui devait être apparenté à la famille des rois de Bourgogne. L'acte mentionne l'église de Bevaix. En possession de ces biens, Guillaume, l'abbé de Saint-Maurice fait construire une église à Saint-Aubin et une chapelle à Provence, dédiée à saint Georges. Des travaux de restauration ont dégagé des traces d'un ancien toit qui s'appuyait au clocher, plus bas de quatre à cinq mètres du temple actuel. La tour existait, par contre, pas trace de crypte, ni sous le choeur ni sous la nef, pas de nefs latérales ou collatérales non plus. Apparemment, il ne reste rien de l'église citée dans l'acte de donation de 1176, confirmée en 1180. La vigne aux prêtres témoigne de l'établissement des religieux suivant l'ordre en vigueur à Saint-Maurice. Les bénédictins de l'abbaye de Bevaix étaient des moines, relevons le lieu dit le Crêt-aux-moines. Les textes sont chiches de renseignements concernant l'église elle-même. On y découvre deux visites épiscopales, l'une en novembre 1416, l'autre en 1453. Les premiers inspecteurs constatent l'absence d'une effigie de saint Aubin et d'un crucifix. Ils ordonnent de refaire le choeur à neuf et de bien le séparer du nouveau clocher qui vient d'être construit. Les révérends pères François de Fuste, évêque de Grenade, vice-gérant ès choses spirituelles de l'évêché de Lausanne, et Henri de Albertis, abbé du monastère de Filiac au diocèse de Genève, "partis de Lausanne le 26 mai 1453 après dîner, s'étaient mis en route sous la conduite de l'ange Tobie". Ils notent que Jehan Brayer, prêtre d'Yverdon, est le curé de Saint-Aubin, qu'il n'y réside pas mais qu'il est remplacé. Ils prescrivent que l'autel paroissial sera consacré, on fera une image du Père, des candélabres qui seront peints et ferrés, le choeur sera dallé et sa voûte restaurée, du verre sera remis aux fenêtres. Après la Réforme, de nombreuses difficultés surgissent jusqu'au moment où les biens ecclésiastiques passent à la paroisse en 1566. Le temple étant devenu trop petit, les paroissiens achètent une maison à son orient. Pour ne pas prolonger l'énumération des transformations, relevons le contenu d'un tableau récapitulatif des dates marquantes, placé à l'intérieur de l'édifice, au sud de l'entrée: 1176 L'EVEQUE DE LAUSANNE DONNE L'EGLISE DE SAINT-AUBIN A L'ABBAYE DE SAINT-MAURICE. 1180 CETTE DONATION EST CONFIRMEE A L'ABBE GUILLAUME QUI RECONSTRUIT L'EGLISE. 1531 LE "PLUS" DES PAROISSIENS SE PRONONCE POUR LA REFORME. 1566 LES CINQ COMMUNAUTES RACHETENT L'EGLISE ET LA CURE A L'ABBAYE DE SAINT-MAURICE. 1604 - 1745 REFONTE DE CLOCHES. 1637 LA NEF ET LE CHOEUR SONT RECONSTRUITS. 1811 LA FACADE SUD EST REBATIE. 1821 POSE DES PREMIERES ORGUES. 1903 L'EGLISE EST RESTAUREE, DE NOUVELLES ORGUES SONT INSTALLEES. 1941 NOUVELLE RESTAURATION INTERIEURE. 1951 REFECTION INTERIEURE DU CLOCHER, POSE DE DEUX NOUVELLES CLOCHES. 1976 RENOVATION GENERALE EXTERIEURE NOUVELLE CHARPENTE DU CLOCHER. 1982 RENOVATION GENERALE INTERIEURE BOISAGE DU PLAFOND DE LA NEF. En 1903, les fenêtres de l'abside et celle ouverte à nouveau dans le mur oriental de la nef ont été garnies de réseaux de pierre et de verres décoratifs. Trois vitraux de Clement Heaton en style 1900, à la gloire du Créateur, représentant les saisons, occupent les fenêtres de la nef. |
